Le monde de l’entreprise, à l’heure de la mondialisation est devenu un univers hautement concurrentiel et compétitif. Cela a pour conséquence majeure de pousser les entreprises à d’incessantes mutations, seules gages de leur survie. Le facteur qui, malheureusement subit le plus fortement ces tensions est l’humain sur qui repose la pérennité de l’ensemble. Apparait alors la notion de stress.
Le stress ou tension nerveuse est le syndrome général d'adaptation. Ce mot signifie ‘’contrainte’’ en anglais. Le stress fait partie des troubles psychosociaux. C’est donc l’ensemble des contraintes et agressions s’exerçant sur un individu dans un contexte donné et suivant des conditions définies.
Nous pouvons citer plusieurs causes a ce phénomène dans le domaine spécifiquement professionnel comme : la charge excessive de travail, l’utilisation inappropriée des compétences, le manque de reconnaissance dans le travail, l’insécurité de l’emploi, des horaires et timings irréalistes etc.
Ces causes sont a l’origine de différents types de stress tel le stress de menace (insécurités diverses), de performance (auto-interrogation sur l’aptitude), de frustration (non-reconnaissance), de bruits (environnement inadapté a la tache), d’ennui etc.
Ce mal insidieux, se déploie silencieusement selon un processus parfaitement identifie :
-Phase d’alarme : l’individu, pour s’adapter à un changement dans son environnement professionnel sollicite ses réserves énergétiques. Ceci a pour conséquences d’influencer la physiologie et le psychisme par des dérèglements de la tension artérielle, du rythme cardiaque, de la digestion, du sommeil etc.
Ce stade voit tout de même l’individu faire face
-Phase de résistance : les constants bouleversements observes dans l’entreprise entraine sur les hommes une incapacité accrue à récupérer, car constamment
sollicites par le facteur stressant avant même d’avoir pu retrouver un certain équilibre. On observe alors l’apparition de troubles tels que : l’anxiété, les somatisations
(Conversion d'un trouble psychique en trouble corporels), les dérèglements du rythme du sommeil, la
baisse du désir sexuel et une émotivité exacerbée.
A ce stade, l’individu fait toujours face mais en situation d’extrême tension.
-Phase
d’épuisement : la continuelle dégradation de la situation entraine une désormais impossibilité de l’individu à s’adapter. Son bilan énergétique est fortement déficitaire d’où les
conséquences suivantes : asthénie (diminution des forces, dépression) et anorexie (absence d'appétit). On observe aussi une usure cardio-vasculaire
prématurée et des troubles sexuels majeurs (baisse de la libido, frigidité, impuissance, éjaculations précoces etc.)
Il s’en suit une perte de l’envie de vivre, une absence de projet etc.
A ce stade, l’individu ne fait plus face, il sombre.
Les conséquences de ce qui précède, en plus d’un cout humain évident, ont un cout économique du fait de la multiplication de phénomènes comme l’absentéisme, la démotivation, la survenance de conflits, la montée de l’agressivité et la baisse des capacités intellectuelles qui sont tous de nature a nuire gravement a la productivité de l’entreprise. Selon le BIT (Bureau International du Travail) trente pour cent (30%) des arrêts de travail seraient dus, en Europe, au stress.
Il apparait désormais évident que le facteur stress représente une réelle contrainte pour l’entreprise, tant dans son fonctionnement usuel que dans la réalisation de ses objectifs. Touchant l’humain qui est la part la plus importante de toute organisation, le stress doit être combattu par des moyens inhérents à chaque cas. Il convient néanmoins d’observer les indications généralistes ci-dessous citées :
-Du point de vue de l’individu : effectuer un travail sur soi (seul ou avec l’aide de spécialistes) afin d’appréhender l’environnement et le travail avec plus de détachement. Cela aura pour conséquence de mieux faire face aux difficultés et donc mieux les dominer.
-Du point de vue de l’entreprise : opter pour une réorganisation structurelle (en interne ou avec l’aide de conseils) afin, d’une part de mieux réussir la coïncidence entre postes et profils, et d’autres part de conférer aux employer un meilleur cadre et des conditions de travail plus valorisants. Il conviendra par ailleurs de les impliquer dans la vie de l’entreprise de sorte à ce qu’ils se sentent appartenir à un groupe, une famille.
L’efficacité économique des entreprises repose essentiellement sur les hommes car ils sont a l’origine de toutes les stratégies conduisant celles-ci a l’atteinte de leurs objectifs, Si le facteur humain vient à faillir a cause du stress, ce denier devient un ennemi désigné de toute volonté allant dans le sens de la productivité. Il doit être donc être combattu avec la dernière énergie, c’est une question de survie.
(Sources : DR G. Lopez, NetPME)